5 mai 1941 : le départ du Bataillon du Pacifique pour la Métropole

Publié le par NC 1ère

Trois témoignages de Calédoniens à la fois poignants et nostalgiques de leur embarquement à bord du Monowai pour la Métropole le 5 mai 1941. Sur le quai les attendent tous les Calédoniens, photos à l'appui les trois se souviennent de ce départ pour l'aventure : "on ne savait pas où on allait arriver !".

Le bataillon du Pacifique était au complet. Auparavant les « Tamarii volontaires » avaient embarqué le 21 avril 1941 pour la Nouvelle Calédonie afin de rejoindre le corps expéditionnaire néo-calédonien constitué de 300 autres volontaires.

Le 5 mai, renforcé des volontaires calédoniens et des Nouvelles- Hébrides le corps expéditionnaire du Pacifique quitte Nouméa pour Sydney en Australie.

Ils découvrent pour beaucoup d’entre-eux, hébétés leur première grande métropole urbaine !!

Le corps expéditionnaire stationne à Liverpool Camp où il reçoit ses premières armes, équipements et formations militaires.

Le bataillon quitte l’Australie le 28 juin 1941 à bord du Queen Elisabeth pour arriver à Suez le 31 juillet 1941. Ils sont immédiatement dirigés sur la Palestine au camp de Qastina près de Tel Aviv où ils séjournent environ deux semaines.

Le bataillon est ensuite dirigé sur Katana qui est une sous-préfecture du Comté de Damas.

Le 19 août 1941 dans ce camp de Katana, le bataillon du Pacifique est officiellement constitué.

Le 8 octobre, le bataillon se déplace sur Alep où il est stationné dans l’ancienne caserne turque.

Le BP1 dénomination abrégée du Bataillon est incorporé à la 1ère brigade française libre sous les ordres du Général Koenig et sous le commandement du Général de Larminat qui sera renforcé fin novembre de jeunes aspirants comme Jean Bellec, André Salvat et le lieutenant Benjamin Favreau.

Le BP1 regroupé à Lattaquié sur la côte des Alaouites marche sur la Libye le 28 décembre 1941.

EGYPTE Janvier 1942

Les hommes du Pacifique connaissent leurs premières tempêtes de sable, la chaleur et la rigueur des nuits du désert.

Le baptême du feu a lieu à Halfaya à la frontière égyptienne. Mais les troupes italo- allemandes se rendent sans coup férir.

CYRENAIQUE 1942

Dès le 21 janvier 1942, la brigade française regagne la zone côtière de Tobrouk, Gazala, El Adem et Tmimi avec pour mission de retarder l’avance de Rommel qui a attaqué les positions anglaises avancées en Cyrénaique.

La 1ère brigade française renforcée de la brigade polonaise du général Kopanskise se déploit pour contrer Rommel. Après 4 jours d’attente, l’ordre de décrochage est donné. Le BP1 se replie de nuit alors que les éléments avancés de l’Africa Korps se déploient.

La Brigade française libre atteint Alem Hamza le 5 février où elle occupe pendant une dizaine de jours des positions occupées par les italiens sur la ligne Gazala- Bir Hakeim.

BIR HAKEIM Février – Juin 1942

Le 14 février 1942, la brigade reçoit l’ordre de relever une unité britannique à l’extrême sud de Bir Hacheim. Pendant trois mois, les français libres aménagent la position et s’enterrent d’où ils opèrent jusqu’en mai 1942 des patrouilles profondes appelées « jock columns ».

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